Dark Shadows

Après l’adaptation très bien réussie d’une comédie musicale avec Sweeney Todd, une réappropriation à peu près correcte de Alice au pays des merveilles, c’est maintenant une série des années 1970 que Tim Burton adapte au grand écran.

1972, le vampire Barnabas Collins est libéré de terre et rejoint sa famille qui a perdu toute sa prestance. Il est bien décidé à rendre l’honneur et le faste à Collinswood et par la même occasion à se venger de la jalouse sorcière qui l’avait enterré vivant 200 ans plus tôt.

Sorti d’un placard poussiéreux

A l’origine Dark Shadows est un soap opéra fantastique, diffusé entre 1966 et 1971 sur ABC. Il narrait les aventures de la famille Collins et son personnage le plus emblématique, Barnabas Collins le vampire, n’était apparu qu’au bout d’un an de série. Cette série qui passait dans l’après-midi était l’une des premières à montrer des vampires, fantômes et sorcières et était assez érotique pour l’époque. Elle avait eu un grand succès et a dans le casting du la version 2012 ses fans tel que Pfeiffer et Depp. C’est d’ailleurs ce dernier qui proposa à Burton d’adapter la série.

Encore et encore et… encore

Tim Burton doit sans doute venir sur les plateau en pantoufles tellement il s’installe dans la routine et le confortable.

Pour la huitième fois, Johnny Depp incarne son héros principal. Et même si le pirate des caraïbes avait directement été choisi pour ce rôle par le créateur original de la série, Dan Curtis. Ca devient lassant. Les équipes de tournage parlent souvent d’une complicité presque mystique entre l’acteur et le réalisateur. Mais de fait, cela n’apporte plus rien de neuf. En regardant Barnabas Collins je vois un mélange entre Icabod Crane et Sweeney Todd.

A la composition on retrouve Danny Elfman, mais qui cette fois n’a pas réussi à me marquer. je n’ai retenu aucune des mélodies du film.

Et comme pour Alice aux pays des merveilles, Burton n’a pas tenu sa résolution de ne pas travailler avec sa compagne. Aussi a-t-il confié à Helena Bonham Carter le rôle de Julia Hoffman psychiatre alcoolique. Personnage qui aurait pu être brillant mais comme quasiment tous les autres : sous-exploité.

Manque de corps dans le miroir

Effectivement quasiment tous les personnages de Dark Shadows ont un caractère très particulier et une spécificité qui les rend intéressant. Hélas si dans la série chacun a dû avoir son heure de gloire, dans le film de Burton tous sont survolés et rien n’est approfondi. Les révélations arrivent sans piste au préalable, ou si vite qu’on a pas eu le temps de se faire des opinions et de douter de tel ou tel membre de la famille. L’action est centrée autour du vampire et de la sorcière, et n’est pas aussi grandiose que la relation haine-amour entre Batman et Catwoman, dans le défi (il y a d’ailleurs un clin d’oeil à ce film dans Dark Shadows).

Bref, un Tim Burton avec les même qualités que les autres : photographie superbe, décors et costumes sentationnels, casting grande classe mais sans surprise, sans saveur et finalement décevant. Un second opus serait prévu, effectivement Dark Shadows laisse une fin ouverte, ce projet dépendra des résultats au box-office de ce premier volet.

Un commentaire sur “Dark Shadows

  1. aaaaaah! merci pour l’article! j’irai surement le voir cet après-midi (ouai on s’en fiche je sais)! Je verrai bien!

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