TrollHunter

Cette semaine étant assez pauvre en grosses sorties, nous avons décidé de donner une petite chance à TrollHunter, un film norvégien qui semblait sortir un peu des sentiers battus.

Don’t feed the troll.

TrollHunterPrésenté comme une oeuvre à mi-chemin entre le documentaire et le film fantastique, TrollHunter nous place au coeur de l’investigation d’un petit groupe d’étudiants concernant des morts d’ours suspectes. Ils seront alors amenés durant leur enquête à suivre un braconnier présumé, qui se révèlera finalement être un chasseurs de trolls. Derrière ce pitch original se cache un film qui marche très clairement sur les pas de Cloverfield. On troque l’environnement urbain pour les forêts et montagnes norvégiennes et la créature extra-terrestre pour quelques trolls tout droit sortis de la mythologie nordique (et non de nos forums préférés).

Problem ?

Hélas, si l’idée pouvait paraître sympathique, la réalisation est loin d’être à la hauteur. Le film souffre d’un énorme problème de lenteur, au point que l’on en vient à se demander s’il n’avait pas mieux valu faire un court-métrage. Notez que le film nous met en garde, puisqu’il commence par un discours du type « nous avons retrouvé des documents vidéo d’un groupe d’étudiant que nous vous diffusons par ordre chronologique ». On aurait pu flairer le piège en étant plus méfiants. Effectivement, le film enchaîne les séquences sans intérêt, filmées n’importe comment et n’apportant aucun élément à l’intrigue. Si l’optique avait été de faire que le spectateur s’attache aux personnages, c’est raté, car les dialogues sont creux et ne nous apprennent rien sur eux. On aura le droit à quelques plans magnifiques comme un bras droit qui tient le volant d’une voiture ou l’un des étudiants en train de se soulager au bord de la route. Passionnant.

U mad ?

TrollHunterEntre les superbes panoramas norvégiens et les créatures fantastiques, peut-on au moins se rattraper sur les images ? Même pas ! N’oublions pas que nous sommes dans la catégorie « filmé à la webcam par un étudiant bourré ». A quelques exceptions près où l’on profite pendant quelques secondes de jolis décors, on subit le reste du temps les problèmes de cadrage et de mise au point. De plus, l’action étant principalement de nuit, c’est l’occasion de nous rajouter un grain énorme sur l’image, quand le caméraman n’utilise pas un affreux filtre infrarouge. Cette qualité d’image est sans doute en partie là pour jouer les cache-misère en ce qui concerne les effets spéciaux même si, de ce côté-là, ce n’est pas trop vilain.

Ca ne vaut pas troll coup.

Pour résumer, TrollHunter est un film qui n’a pas grand chose à raconter. Le réalisateur semblait avoir une idée, mais il manque une véritable histoire. Les personnages n’ont rien à dire, l’intrigue se termine aussi brutalement qu’elle a commencé, sans vraiment d’introduction ni de conclusion. On regarde défiler les images sans vraiment rentrer dans le film. Au final, on s’ennuie ferme.

2 commentaires sur “TrollHunter

  1. Bon il est dur quand même ! Il y a un petite demie-heure intéressante, j’ai trouver le personnage du chasseur assez sympa et… non d’un chien comment oubliez de mentionner la saveur de cette langue qu’est le Norvégien !
    Par contre c’est vrai que la caméra à l’épaule en courant c’est bon pour vomir ses tripes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>